La qualité au service du projet

La gestion analytique

La gestion analytique est aujourd’hui devenue un élément incontournable afin de piloter l’activité d’une entreprise.

Auparavant, les entreprises se contentaient souvent de démultiplier les comptes au sein de leur plan comptable afin de réaliser une gestion pseudo-analytique. Cela avait pour effet de disposer d’un plan composé d’une multitude de comptes et pouvait générer les problèmes suivants :

  • suivi analytique long et fastidieux par regroupement des totaux de comptes,
  • suivi de la balance des comptes complexe.

Actuellement, il est acquis que la comptabilité analytique doit être séparée de la comptabilité générale, de par la création d’axes analytiques, composés de centres analytiques. Ainsi, lors de la saisie des mouvements, pour chaque compte général utilisé en analytique, un ou plusieurs centres analytiques sont renseignés, de manière manuelle ou automatique, selon les paramétrages effectués.

Les comptes généraux utilisés en analytique sont généralement les comptes de charges et produits. En effet, une analyse sur l’ensemble de ces comptes permet de faire ressortir des résultats selon les critères souhaités (service, affaire, etc.).

Afin de définir au mieux l’analytique à mettre en place au sein d’une entreprise, il est nécessaire de se projeter sur les résultats escomptés. En effet, il est préférable de réaliser en premier lieu une maquette des états souhaités. Cela permet de :

  • visualiser au mieux les différents axes de restitution envisagés,
  • effectuer le tri parmi ces axes analytiques, afin de conserver les axes les plus pertinents,
  • regrouper les critères analytiques qui peuvent être associés, en tenant compte des contraintes des applications de gestion existantes. Par exemple, dans le cas où un axe analytique serait composé de 2 critères (département/service), il convient de s’assurer que les éditions dans les différentes applications de gestion de l’entreprise sont en mesure d’effectuer des regroupements et sous-totaux suivant l’un ou l’autre de ces critères.

Cela permet d’éviter l’erreur classique consistant à vouloir gérer trop d’axes analytiques (par exemple, par service, par projet, par zone géographique, etc.). Cela rend la saisie des mouvements très lourde et, de plus, ces informations ne s’avèrent pas toutes utiles pour l’entreprise.

L’imputation

Une fois que les axes analytiques ont été déterminés, il s’agit de s’assurer que la saisie des centres analytiques au sein des différentes applications de gestion soit possible dans tous les cas de figure. Par exemple, pour certains comptes de charges, il n’est pas toujours possible d’imputer directement une facture d’électricité sur un centre analytique donné. Il est alors  nécessaire d’effectuer une répartition suivant divers critères pré déterminés, ce qui peut s’avérer complexe. Dans ce cas, il est parfois préférable de gérer certains axes analytiques uniquement sur des comptes de ventes.

Il s’agit également de s’assurer que l’analytique choisie soit compatible avec toutes les applications de gestion concernées (paie, gestion commerciale, comptabilité immobilisations). Dans ce cas, une étude doit être réalisée dans le but d’une harmonisation de l’analytique au sein de celles-ci. Cette étude doit notamment aborder le sujet de la codification, qui doit tenir compte des contraintes relatives à chaque application.

En termes de codification analytique, il convient d’ajouter qu’elle doit faire l’objet d’une analyse approfondie. Celle-ci permet de déterminer notamment le nombre de caractères requis pour chaque critère d’analyse au sein d’un axe analytique (par exemple : 3 caractères pour le département et 2 caractères pour le service).